Investissement sur les marchés financiers, Gestion de portefeuille personnel, ETF & Technologies, Assurance-vie

WEEKLY #51 // semaine du 16 décembre 2018
par Mathieu Hamel 16/12/2018 Weekly

Le but de ces notes hebdomadaires est de vous aider à suivre la narration des marchés afin de comprendre et d'anticiper ces derniers. Construisez ainsi une opinion critique sur nos recommandations et personnalisez vos investissements quand vous le souhaitez.

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Cette semaine sur les marchés...

  • Nous sommes très proches d’un changement de météo des marchés. La météo passerait d’ « Expansion » à « Récupération ». La part d’investissement recommandée en actions passerait de 70% à 30%. Le diagnostic de la santé économique et financière signale un début de détérioration. Pas suffisamment significatif pour déclencher un changement de météo, mais très proche. Les actions ne sont plus trop chères mais l’économie ne s’améliore plus. Au niveau du pôle Croissance / Inflation, l’économie américaine continue de signaler une amélioration alors que la Chine et l’Europe ont vu leur détérioration accélérer. Le pôle Taux d’intérêt / Taux de change est passé en détérioration. Enfin, et c’est ce qui fait pencher la balance cette semaine, le pôle Peur / Avidité voit les indicateurs qui concernent le « crédit », les obligations d’entreprises, se détériorer. Il n’est pas pertinent de parler de tensions fortes, ni sur les CDS, coût de la protection contre le risque de faillite ou d’impayé sur les emprunts des entreprises, ni sur le VIX, coût d’une protection contre la baisse des actions. C’est la conjonction de l’ensemble des indicateurs qui fait basculer la météo.

  • Nous devons améliorer le diagnostic et l’analyse de la météo des marchés. Alors que toute l’année, nous avons suggéré de rester en dehors des actions, à raison, du fait de leur survalorisation, la météo a suggéré, encore une fois à raison, de réinvestir à la fin du mois d’octobre, après que le marché a fortement baissé. Au moment de sortir de la position, quelques jours après les élections de mi-mandat. Le prix au-delà duquel les actions sont trop chères pour Marie Quantier s’établit à 16 années de bénéfices, ajustées des facteurs macro-économiques comme la croissance du PIB ou les taux d’intérêt. Pourtant, lorsque l’amélioration des conditions économiques et financières est très forte, la météo reste en « Expansion » jusqu’à 18 années de bénéfices. Nous avons pratiquement atteint le niveau de 18 qui aurait déclenché la vente des actions. Or, aux mêmes moments, l’amélioration des conditions économiques et financières diminuait à un rythme que nous n’avions jamais rencontré depuis 2014. Principalement du fait du risque politique.

  • Vendredi, les actions ont fortement baissé du fait de la baisse des estimations de la croissance économique de la zone euro par la banque centrale européenne et de l’incapacité du président à trouver un remplaçant à son « chief of staff », fonction entre secrétaire général de l’Elysée et premier ministre. L’offre a notamment été déclinée par M. Ayers, l’actuel « chief of staff » du vice président Mike Pence. A 36 ans, M. Ayers refuse la possibilité de faire partie des cinq personnes les plus puissantes du monde. Cela n’est pas rationnel, sauf si le clan Pence considère que l’heure pour Trump de démissionner approche. Quelque soit la raison, le refus simultané de sept personnes pour ce poste a été traduit comme le retour d’un risque politique fort par le consensus. Bien que nous ayons conscience qu’il n’est pas possible de quantifier certains risques comme le risque politique ou le risque géopolitique, nous sommes furieux d’avoir raté cette opportunité de performance et travaillons à améliorer la modélisation de ces risques.


Mathieu Hamel