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La prise de risque n'est pas une fatalité
par Stig Descamps 17/10/2016 Marchés & Techno

Nos clients n'aiment pas prendre de risque. C'est uniquement parce qu'ils aiment gagner de l'argent qu'ils se forcent à en prendre. Grâce à la plateforme de calcul de CDD de Marie Quantier, ils s'exposent le plus faiblement possible au risque pour profiter des opportunités des marchés. Mais comment font-ils au juste ?

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Être serein avec le risque de baisse de son portefeuille

Marie Quantier estime le risque de baisse grâce au Conditional DrawDown (CDD) à partir de simulations numériques. Le CDD est moins connu que le Maximum DrawDown (MDD), qui est la baisse maximale que votre portefeuille a connu dans le passé. Le CDD permet d'estimer la baisse future d'un portefeuille dans les pires scénarios possibles.

Quel est l'intérêt ?

Tout le monde sait calculer un MDD, il suffit d'avoir excel. En revanche, le calcul du CDD est très intensif en calculs et en technologie et la plateforme Marie Quantier est la seule à le proposer à ses clients. Vous vous demandez maintenant surement pourquoi nos clients en sont devenus complètement accro et comment ils s'en servent ?

Lorsque l'on investit sur les marchés, on se demande toujours quelle performance on peut espérer. Mais la réponse à cette question est sans intérêt si le risque associé à l'investissement qu'on envisage dépasse notre tolérance à la baisse en cours de route. Tout simplement parce que lorsque l'on dépasse sa tolérance, on vend tout en catastrophe. C'est pourquoi il n'est pas suffisant que nos clients connaissent leur tolérance à la baisse, il fallait aussi leur proposer une estimation fiable de la baisse maximale possible de leurs investissements.

Comment l'utiliser ?

Dans la vidéo qui suit, en cliquant sur les magnifiques icônes de la météo des marchés, vous lancez les supercalculateurs et obtenez le Conditional DrawDown - CDD pour l'état des marchés associé. Au passage, vous pouvez vérifier que ce CDD est cohérent (conservateur ?) avec les baisses historiques observées (Maximum DrawDown - MDD) grâce à notre toute dernière fonctionnalité.

Pour le portefeuille en construction de la vidéo, nous estimons dans un premier temps une baisse maximale potentielle (CDD) de -13,64% associée à l'état de marché actuel : expansion. Nous vérifions ensuite que cette estimation (CDD) est supérieure en observant les baisses maximales passées (MDD). En expansion, les régions de couleur jaune dans la vidéo, nous voyons successivement depuis l'année 1999, les pires baisses (MDD) suivantes : -6,8%, -6,3%, -1,7%, -5,4% et -3,6%. Cela confirme que l'estimation du CDD (-13,64%) est conservatrice par rapport aux mesures historiques de MDD (-6,8% au maximum).

Pourquoi c'est une avancée majeure ?

Pour autant, si le calcul du CDD est trop conservateur, et qu'il surestime les baisses maximales possibles alors on perd des opportunités de gains car on n'osera pas investir dans ces conditions. Certains fonds d'investissement et les banques d'investissement savent calculer les CDD. Mais si ce CDD n'est pas associé à un état de marché, l'analyse du risque reste trop grossière et surestime toujours le risque. Pour investir avec intelligence, il faut combiner le calcul du CDD avec une analyse en états de marché.

Nous voyons dans l'image qui suit, que lorsque le CDD est calculé pour tous les états de marché (Expansion+Récupération+Panique+Euphorie), ce que toutes les bonnes banques d'investissement savent faire, la baisse maximale possibles de ce portefeuille est de -56,44%. Et la baisse maximale historique depuis 1999 est -38,3%. Cette perpective de baisse est trop importante pour qu'on investisse avec sérénité.

C'est pourquoi, il est plus malin d'adapter l'allocation de portefeuille à l'état du marché et d'ajuster sa prise de risque pour ne pas subir des baisses de cette ampleur. Le CDD calculé par MQ (-13,64%) est supérieur au MDD de l'état de marché associé (-6,8%), ce qui est rassurant. Mais il est aussi inférieur (-13,64%) à la baisse maximale possible (-38,3%) sans distinction des états de marché. Et personne ne veut prendre un risque de -38,3%, à moins d'être faible ... en technologie de gestion des risques !

Message réglementaire: "Attention, tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Les supports en unités de compte et ETF ne sont pas garantis et sont soumis aux fluctuations des marchés financiers à la hausse comme à la baisse. L’entreprise d’assurance ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte, mais pas sur leur valeur."


Stig Descamps