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Changement de météo et nouvelle suggestion - Récupération
par Mathieu Hamel 21/12/2018 Marchés & Techno

Le diagnostic des conditions économiques et financières vient de franchir le seuil dont nous parlons depuis le week-end dernier. La météo des marchés passe donc de « Expansion » à « Récupération ». Le prix des actions représente maintenant moins de 13 années de bénéfices, ajustés des facteurs macroéconomiques comme la croissance économique et les taux d’intérêt. Les actions ne sont pas surévaluées. Pour autant, la détérioration des conditions économiques et financières ne permet plus d’être certain que le niveau des bénéfices augmentera, ni ne sera maintenu.

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Le 21 décembre 2018

  • Le diagnostic des conditions économiques et financières vient de franchir le seuil dont nous parlons depuis le week-end dernier. La météo des marchés passe donc de « Expansion » à « Récupération ». Le prix des actions représente maintenant moins de 13 années de bénéfices, ajustés des facteurs macroéconomiques comme la croissance économique et les taux d’intérêt. Les actions ne sont pas surévaluées. Pour autant, la détérioration des conditions économiques et financières ne permet plus d’être certain que le niveau des bénéfices augmentera, ni ne sera maintenu. C’est possible, mais nous ne pouvons plus en être certain. C’est pourquoi le risque de baisse est beaucoup plus important en météo des marchés « Récupération » qu’en « Expansion ». Après être resté à l’écart des actions pendant pratiquement toute l’année, il est pénible d’avoir réinvesti et de devoir sortir quelques semaines plus tard. La météo des marchés a indiqué fin octobre que le prix des actions était redevenu attractif. En juillet de cette année, le diagnostic des conditions économiques et financières a indiqué la fin de l’accélération de l’amélioration. Après les élections de mi-mandat aux USA début novembre, les conditions continuaient toujours de s’améliorer. Nous aurions pu prendre les bénéfices à ce moment là. Nous avions pratiquement atteint le seuil sans le toucher. Il faudra faire évoluer l’intelligence de nos suggestions sur cet aspect. La succession des événements : arrestation de l’héritière du géant chinois Huawei pointant sur le risque d’une reprise de l’intensité de la guerre économique entre les USA et la Chine puis la fermeté affichée par la FED sur le rythme de la réduction de son bilan faisant suite à la volonté de normaliser les conditions de création de monnaie à la suite de la fin de la politique de « quantitative easing » qui a déclenchée l’accélération de la dégradation des conditions économiques et financières. Le président Trump a de plus provoqué le risque de l’arrêt du paiement du salaire des fonctionnaires américains et le départ du ministre de la défense, le général Mattis, dernier ministre respecté de tous. Aucun de ces facteurs n’est lié aux fondamentaux de l’économie. Cela constitue donc une complexité supplémentaire. Sur chacun de ces éléments, les nouvelles auraient pu être différentes. Mais elles ne l’ont pas été.

  • Créer de la performance sur le long terme exige de faire la différence entre « je pense » et « j’espère ». C’est pour structurer les émotions naturelles face à l’incertitude, la frustration et la colère qu’il est nécessaire d’avoir une méthodologie rigoureuse de gestion des risques. Il est important d’accepter la situation actuelle et de rapidement faire le deuil de « ce qui aurait pu être ». Elle est différente de la situation d’il y a deux semaines et elle n’est pas favorable à nos portefeuilles. Il faut donc accepter et réagir, puis digérer la frustration. C’est grâce au respect des règles de gestion des risques qu’il est possible de ne pas dépasser son budget de risque. En ayant confiance dans le respect de ce budget de risque, alors il est possible de prendre le risque maximum que l’on est capable de tolérer et donc de créer le maximum de performance sur le long terme. Sans rigueur lorsque les décisions sont douloureuses alors il n’est pas possible d’avoir confiance dans son budget de risque.

  • La suggestion « autopilot » pour les budgets de risque « dynamique » propose de réduire à 30% l’exposition aux actions et d’augmenter à 50% l’exposition aux obligations d’entreprise en bonne santé. Le reste est investi en obligations d’Etat. Les taux d’intérêt ont baissé. Cela veut dire que les obligations d’Etat sont devenues plus chères. Elles ont joué pendant ce mini-krach le rôle de valeur refuge. Dans le même temps les CDS ont augmenté. Les CDS sont le prix de l’assurance contre le risque de défaut ou d’impayé sur les obligations d’entreprises. Lorsque les CDS augmentent, le prix des obligations baisse. Si la situation s’améliore alors les CDS baisseront. Si la situation économique se détériore, les CDS augmenteront, ce qui fera baisser le prix des obligations, mais les taux d’intérêt, l’autre déterminant du prix des obligations d’entreprise, baisseront. Ce qui participera à l’augmentation du prix des obligations.

  • La suggestion « active » est à mettre en place si vous croyez que l’intensité des tensions dans la guerre économique entre la Chine et les USA va baisser et si vous croyez que le départ d’une manière ou d’une autre du président Trump ne serait pas dramatique pour la gouvernance des Etats-Unis. La suggestion « active » recommande pour les budgets de risque « dynamique » de garder 50% d’actions, 20% d’obligations d’Etat et 30% d’obligations d’entreprises solides.

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Mathieu Hamel