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Anti-capitalisme et protectionnisme, le risque Le Pen / Mélenchon
par Mathieu Hamel 05/04/2017 Marchés & Techno

Les élections françaises font peser un risque sur le système financier international du fait de la confrontation potentielle entre Jean-Luc Mélanchon (JLM) et Marine Le Pen (MLP) au 2e tour. Les deux candidats proposent des mesures anticapitalistes, protectionnistes et anti-UE. Si le capitalisme peut vivre sans les marchés financiers, les marchés financiers ne peuvent vivre sans capitalisme. De plus, les deux candidats inquiètent sur leur vision de la démocratie pour la France.

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Séances de Questions / Réponses au sujet du risque que présentent Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon

Ce post cherche à apporter un éclairage sur l'impact pour votre portefeuille boursier du programme de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélanchon à partir de questions posées par plusieurs de nos clients. Nous espérons n'offencer aucun de nos lecteurs.

Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à les poser dans les commentaires.

Quel est le risque d'un Frexit pour notre portefeuille ?

Il y a deux sorties possibles : le Frexit et le Frexout. Dans le premier cas, la France choisirait d'invoquer l'article 50 comme le fait actuellement le Royaume-Uni. Dans le second, la France est tout simplement mise à la porte. Les deux cas sont possibles. Le second serait provoqué soit par une obstination à refuser de réformer le fonctionnement de l'économie française, ce qui entrainerait des différentiels de croissance trop important pour maintenir un zone monétaire commune, soit pas un choc de valeurs. La montée des idées extrêmistes en France laisse planer un risque de divergence dans les valeurs démocratiques partagées en Europe, avec notamment l'attachement à l'économie de marché et au capitalisme.

Contrairement au Royaume-Uni, la France appartient à l'Union Monétaire (l'Euro) et non pas uniquement l'Union Européenne. En cas de Frexit, et donc de sortie de l'euro, le risque est la fin de l'euro et de l'Union Européenne. Il n'y a pas d'Europe économique sans monnaie unique. Nous aurions au mieux une union douanière, après des années, voire des décennies de reconstruction. Mais cela ne permettrait pas aux entreprises de bénéficier des effets d'échelle d'un grand marché. Cela serait très dommageable car sans avantage comparatif, notamment en terme de coûts de production (que ce soit des produits technologiques ou pas), les entreprises ne sont pas compétitives. Elles disparaissent.

En cas de disparition de la monnaie unique, des effets immédiats seraient ravageurs et systémiques. Le fonds européen de stabilité financière (FESF) disparaitrait ce qui replongerait le continent dans la crise des dettes souveraines (Grèce, Italie, Portugal, Espagne et ... probablement France). Bien évidemment, sans monnaie unique, plus de Banque Centrale Européenne, le "Quantitative Easing" (QE) qui a permis à l'Europe de sortir de la déflation serait arrêté. Nous n'avons aucune idée sur les modalités et les conqéquences d'un tel arrêt. L'Union bancaire qui sous-tend la crédibilité du FESF et la légitimité du QE disparaitrait à son tour. Or l'Union Bancaire est un outil puissant pour lutter contre le risque de confiance entre institutions financières et donc contre le risque de liquidité et, en dernier lieu, de solvabilité. En d'autres mots, un Frexit créerait plus de doutes que la faillite de Lehman Brothers sur le système financier. La France n'est pas le UK. Les conséquences sont à ce stade incommensurables.

Voyez-vous ce risque se réaliser ?

Dans le cas d'une élection de second tour entre extrême-droite et extrême-gauche, les partenaires européens sauront-ils museler les ardeurs sécessionnistes de la France ? Dans tous les cas, l'incertitude exploserait.

Marine Le Pen (MLP) propose un référendum sur le Fexit. L'Europe a déjà appris à gérer des extrémistes nationalistes, notamment avec l'Autriche mais pas dans un pays majeur et fondateur de l'Europe. De plus, l'Europe s'est forgée autour du capitalisme et de la liberté qui n'est pas dans l'ADN du FN. Les risques du FN en terme économique viennent d'être traité avec la sortie de l'euro et le Frexit. Comme tous les partis d'extrême droite, MLP fait peser un risque démocratique sur la France.

Le cas de JLM est différent. Il présente 3 risques majeurs pour l'Europe et les marchés financiers : un risque démocratique, un risque économique et un risque isolationiste.

JLM propose d'abolir la 5e République, d'user par référendums pour définir la nouvelle constitution et d'abolir la cour de justice. Dans le même temps, il revendique les parcours autroritaires de Castro et de Chavez mais aussi de Robespierre. En effet, pour dénoncer la représentation de la révolution française dans le jeu Assassin Creed en 2014 lors d'une interview sur France Info, JLM disait : "Et celui qui est notre libérateur à un moment de la Révolution, car la Révolution dure longtemps, Robespierre est présenté comme un monstre. Robespierre a juste donné le droit de vote aux Juifs, a juste donné le droit de vote aux comédiens, a juste proposé le droit de vote des femmes et il s'est trouvé être l'un des responsables, ils étaient 15, 12 pardon, du Comité de salut public. Et donc on accable Robespierre parce que c'est la figure la plus allante de la Révolution." Pourtant, en tant qu'historien et spécialiste de la révolution française, il ne peut ignorer que la terreur, dont il connait exactement le nombre de membre au comité de public ("15, 12 pardon") a condammé à mort plus de 12 000 personnes sans jugement (et 35 000 en tout). D'autant plus, qu'il propose, et c'est extrêmement inquiétant, d'interdire aux parlementaires de la 5e République le droit de participer à la nouvelle constitution. Cette tactique de constituante visant à priver la République de son personnel expérimenté. Interdire aux élites le droit de participer au renouvellement de la démocratie est clairement une dérive autoritaire.

Au niveau économique, JLM propose d'interdire les licenciements, d'acorder un droit de veto suspensif aux comités d'entreprise sur les plan de licenciement et enfin d'interdire le versement des dividendes pour les entreprises qui licencient. C'est tout simplement équivalent à remmettre en question le droit de propriété. Les dividendes constituent la rémunération du capital investi par les actionnaires, qui sont copropriétaires de l'entreprise. Les licenciements font partie de la vie des entreprises. Licencier est parfois nécessaire au développement de long terme de l'entreprise. Une entreprise ne peut être gérée sans pouvoir licencier. Des telles mesures seraient déstructrices pour l'économie française et européenne.

Au niveau du replis protectionniste, JLM propose un "protectionnisme solidaire". Il propose de sortir de manière unilatérale l'UE ("L'UE, on la change ou on la quitte") s'il ne parvenait à stopper les échanges de biens et de capitaux entre l'UE et les pays tiers. Il propose aussi des mesures protectionnistes d'urgence.

Les dirigeants du Nord de l'Europe n'ont pas de sympathie pour l'extrême-gauche. On peut de plus s'attendre à un levée de boucliers venant des pays qui ont souffert du communisme. Le risque d'un Frexout (exclusion de la France par les autres pays européens) prendrait de la consistence. Son entourage est constitué d'hommes et femmes très éloignés de l'entreprise privée. Comment raisonner ses volontés extrêmistes lors des négociations avec les partenaires européens ? Dans ce cas, le nord de l'Europe, qui a réformé son économie, pourra faire le choix de se structurer sans la France. C'est le risque le plus grave qui pèse sur l'économie de la France et donc de l'économie européenne.

En d'autres mots, les conséquences dépendront de la gestion de la transition. La fin d'une monnaie unique européenne (avec ou sans la France), la fin du FESF, de la politique monétaire européenne et de son corollaire l'Union Bancaire, ne sont pas envisageables. Donc une solution sera trouvée. Pour autant, la forme qu'elle prendra est totalement indéterminée. Le risque systémique resterait donc fort.

Nos actifs EUR sont-ils protégés d'une telle dévaluation liée au retour du franc ?

Les seuls actifs à risque sont les bons du trésor du gouvernement français. C'est pourquoi le fonds-euro de l'assurance-vie est celui qui perdrait le plus de valeur par rapport aux devises étrangères.

Pour les actions, c'est différent. Le prix des actions reflète l'estimation des revenus futurs ajustés du coût de l'argent, c'est à dire des taux d'intérêt. Les entreprises françaises (et européennes) continueront de produire et de vendre. Le CAC40 est composé d'entreprises très exportatrices, donc les flux seraient toujours libellés en devises fortes. Le risque de dévaluation n'est donc pas très fort. Le prix des actions reflèterait, en francs, l'estimation des revenus futurs, en devises fortes.

Pour les actions, le risque est ici un risque systémique. Si le Frexit ou le Frexout se faisait sans transition, alors nous devrions nous retrouver dans une situation pire qu'en 2008 (en 2008 l'Europe nous a protégé). Toute l'économie serait affectée. En cas de Frexit sans transition, je crois que le risque de conflits armés existe à moyen terme.

Quel serait l'impact du non paiement de la dette ?

Il y a deux impacts au non remboursement de la dette. Le premier est immédiat. Ceux qui ont prété sont spoliés, purement et simplement. La dette française est principalement financée par les épargnants français, via le fonds euro de l'asssurance-vie. Le capital des assurance-vies ne serait donc plus garanti. Les épargnants constateraient une perte sèche, une destruction du fruit de leur travail et de leur épargne.

En second temps, ne pas rembourser la dette ferme l'accès aux marchés des capitaux. Plus personne ne prêterait à l'état français. Le budget reposant principalement sur l'emprunt et l'accroissement de la dette, l'état se retrouverait, dans sa forme actuelle, en cessation de paiement. Les fonctionnaires ne seraient plus payés. Pour faire face, l'état devra couper drastiquement dans tous ses budgets afin de retrouver l'équilibre, avec des licenciements par millions de fonctionnaires à la clé.

Quel est le risque de blocage de l'assurance-vie ?

Le risque de blocage de l'assurance-vie n'est pas directement lié aux élections. Il est lié à la loi dite Sapin 2 qui anticipe le risque de remontée subite des taux d'intérêt. Cette remontée (la remontée serait dramatique en cas de sortie de l'euro d'ailleurs), si elle est trop rapide, peut entraîner un krach obligataire. La valeur des obligations baisserait rapidement, mettant les assureurs dans l'incapacité d'assurer la liquidité des fonds-euro. En effet, assurer la liquidité exigerait que les assureurs vendent leurs obligations en urgence, precipitant encore plus la baisse. C'est pour cela que le risque est dit systémique. C'est tout le système qui serait en danger.

L'existence de cette loi protège contre l'anticipation de krach. En revanche, cela met aussi en lumière la limite du fonds-euros. Mettre tous ses oeufs dans un même panier n'est jamais sans risque.

Pourquoi le protectionnisme serait-il dangereux ?

Le protectionnisme mène à la guerre.

Le protectionnisme ne fonctionne pas pour stimuler la croissance économique sauf à être couplé à une logique de conquête impérialiste. Par exemple, on a observé une stimulation de la croissance concordante à des politiques protectionnistes lors de la monarchie de Juillet de Louis-Philippe (avec la conquête de l'Algérie), le régime nazi ou l'Union Soviétique. Seul, le protectionnisme mène à la récession de la production. De plus, poussé à son extrême, le protectionnisme a, historiquement, été la principale cause de guerre.

Bien que le programme de D. Trump et le Brexit soient les manifestations les plus récentes de ce phénomène, il n'est pas inutile de se convaincre de la nocivité du protectionnisme en se replongeant dans l'histoire. On peut regarder aussi vieux que l'âge du bronze, le protectionnisme est intimement lié à la guerre.

A l'époque de l'Egypte ancienne, des Assyrien, des Crétois et de Mycène, lorsque les flux d'étain d'Afghanistan et de cuivre de Chypre étaient bloqués (étain + cuivre = bronze, d'où l'âge du bronze) les guerres éclataient.

On peut aussi penser aux invasions mongoles de Gengis Khan qui ont fait suite à la fermeture du marché intérieur Chinois ou aux Ottomans qui ont bloqué le commerce des épices entrainant Venise à sa perte et lançant le Portugal à l'assaut des mers et à la destruction, entre autre, de la flotte mamelouk à Diu en 1508.

Un autre moment intriguant est la coincidence entre la guerre civile anglaise amenant Cromwell et ... son acte de Navigation ultra-protectionniste pour protéger l'embryon d'industrie anglaise du textile hollandais. Ou encore un vieux sujet très polémique. La guerre de sécession américaine est-elle la guerre pour l'abolition de l'esclavage ou la guerre inévitable entre l'exigence de protectionnisme des industries naissantes des états du nord des USA et la nécessité de libre-échange des états agricoles exportateurs du Sud ?

Enfin, la grande vague de protectionnisme et le repli sur les empires coloniaux de la fin du 19e siècle qui a précédé la grande guerre et la deuxième qui a fait suite à la crise des années trente menant à la seconde guerre mondiale sont les plus connues. J'espère qu'avec tous ces exemples vous avez trouvé suffisamment de matière pour vous faire votre opinion.

Quel est l'impact de la révolution numérique ?

En période de ruptures technologiques, les sociétés sont perturbées. La révolution numérique est rapide et violente. L'écart entre les gagnants et les perdants est important et s'accroit rapidement. C'est pourquoi les périodes d'innovations fortes sont aussi les plus propices au développement des ressentis. Pour gérer les ruptures internes, les sociétés se replient sur elles-mêmes. Ce faisant, les tensions entre les pays se développent jusqu'à provoquer des guerres. Certains historiens expliquent que le traité de libre échange Eden-Rayneval signé en 1786 entre le Royaume de France et l'Angleterre alors que les gains de productivité en Angleterre avaient fait des bonds sensationnels lors de la première révolution industrielle est à l'origine de la déstabilisation de l'industrie française, propulsant la france dans la révolution quelques années après.

On peut même reprendre certains de nos exemples avec ce prisme. Les innovations en termes de selles (époque mongole Khitan) ont permis le développement des cavaliers archers qui fut l'une des pièces maitresses de la conquête mongole.

Les innovations liées aux implémentations des progrès en mathématiques "incubées" par Henri le Navigateur au Portugal ont permis le développement de l'astronomies et, grâce à elle, de l'usage des portulans. Ce fut l'innovation majeure permettant la navigation au long cours et, par conséquent, la conquête de l'Asie. Bien sûr, sans le concours des fondeurs de canons de Milan (famille Berretta, vendeur d'armes depuis 500 ans, vous connaissez ?), autres innovations majeures des européens de l'époque, les explorateurs portugais seraient resté des navigateurs.

Autre exemple, les innovations en chantiers navals ont permis aux Hollandais de passer de la caravelle à la flûte permettant une manoeuvrabilité accrue et une réduction drastique des coûts d'équipage. Cette innovation a propulsé les Pays-Bas à la tête du monde économique pendant près d'un siècle. Cette supériorité dans le commerce s'est ensuite traduite par un accès privilégié aux matières premières et a lancé la première phase de la révolution industrielle (textile) dont nous venons d'évoquer les impacts sur l'Angleterre pré-Cromwell.

Pour les périodes qui suivent, les innovations capitales sont moins identifiables. Les innovations évoluent en "grappes" (Schumpeter). Pour autant, le propos reste le même. Les grandes périodes d'innovations perturbent les hiérarchies sociales et les valeurs qui les sous-tendent. Cela entraine de grandes perturbations. Ces perturbations créent de l'incertitude. Et face aux incertitudes, se développent les raisonnements simplistes mais accessibles (les "heuristiques" de Kahneman) et le protectionnisme repointe le bout de son nez.

N'y aurait-il pas là une réelle opportunité d'arbitrer plus majoritairement pour des actifs libellés en USD, GBP ou CHF à la veille de l'élection pour contenir ce risque ?

Le Frexit pur et simple n'est pas envisageable. Les conséquences d'une disparition des structures économiques et monétaires européennes seraient plus dévastatrices que la faillite de Lehman Brothers. La seule protection crédible face à ce risque consisterait à transférer tous nos avoirs en bons du trésor américain (et donc libellés en dollars).

Quel est l'impact de la politique migratoire en Allemagne

La politique migratoire en Allemagne a encore une fois deux impacts. Le premier est de court terme. Il élève la pression sur la capacité d'assimilation de la société allemande. Mal géré cela peut créé des tensions et donc remettre en question la stabilité de la société. On le voit avec la poussée des votes d'extrême droite par exemple.

A plus long terme, l'Allemagne n'avait pas vraiment de choix. La politique nataliste de l'Allemagne est inéxistante. La mutation des mentalités en terme d'insertion des femmes dans la vie professionnelle a pris un retard considérable. Il est très difficile pour une allemande de mener de front une maternité et une vie professionnelle. Il n'y a aucun système de garde pour la petite enfance et rien l'après-midi. Et les mentalités n'envisagent pas non plus que les pères restent massivement à la maison. Angela Merkel illustre bien le dilemme des femmes allemandes : choisir entre carrière et enfants. La conséquence directe est la faible natalité, et le non renouvellement de la population

Pour la petite histoire, si les Landesbanken (les banques régionales allemandes) ont été parmi les plus gros consommateurs de subprime américain, c'est parce que l'immobilier en Allemagne stagne depuis des années du fait de la faible croissance démographique et que les banques n'arrivaient pas à trouver de rendement satisfaisant.

En conclusion, oui, intégrer 1 million de réfugiés est difficile. Mais faire faire 1 million de bébés à sa population l'est encore plus. L'Allemagne a gagné une génération de travailleurs grâce à sa politique migratoire.

Est-il préférable d'avoir un compte à l'étranger ? Quid du compte IB dont le dépositaire se trouve en Allemagne ?

Dans la configuration actuelle, oui, il me semble qu'il est pertinent d'utiliser les meilleurs prestataires de service. A ce jour Interactive Brokers propose la meilleure couverture de titres, la meilleures technologie de connexion et les meilleurs tarifs pour investir de manière diversifiée à l'international et à la fois en actions et en obligations en lorsque l'on utilise une compte-titres.

En cas de scénarios catastrophes comme celui du Frexit sans transition ou du Frexout, j'ai peur qu'en dehors de l'ouverture d'un compte aux USA en y mettant tous ses avoirs, aucune précaution en Europe ne peut complètement nous protéger.

Message réglementaire: "Attention, tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Les supports en unités de compte et ETF ne sont pas garantis et sont soumis aux fluctuations des marchés financiers à la hausse comme à la baisse. L’entreprise d’assurance ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte, mais pas sur leur valeur."


Mathieu Hamel