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Les Fintech sont là pour durer
par Nicolas Pierret 28/03/2015 Le temps d'un café

Depuis quelques mois, l’actualité des Fintech est en effervescence. Ces startups technologiques qui révolutionnent le monde des services financiers par leurs innovations menacent la position dominante des banques. Loin d’être un phénomène passager, ces nouvelles entreprises sont vouées à s’intégrer durablement dans le paysage bancaire et financier français. Retour sur l’ascension des robins des bois de notre génération.

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Les fintech offrent des services financiers attractifs pour les consommateurs

Les ovnis de la finance

Je me souviens du premier entretien avec une banque pour parler de partenariat avec ma toute jeune startup FinTech. C'était il y a 2 ans. Offrir de la technologie au grand public ne faisait partie de leurs préoccupations du moment. A cette époque, les banques nous voyaient comme des ovnis et ne comprenaient pas vraiment ce que nous faisions. Nous étions pour eux des hurluberlus qu’ils regardaient avec amusement ou pire avec mépris. Leur position dominante sur le marché était établie et rien ne semblait pouvoir changer cet état de fait.

Cependant, dans un secteur qui n’avait pas évolué depuis des décennies, la lame de fond de l’innovation semble vouloir rabattre les cartes. En effet, loin d’être un phénomène passager, les FinTech ont su trouver leur marché en proposant des services financiers plus efficaces et moins chers. Le succès des FinTech comme Prêt d’Union pour le prêt aux particuliers, Bankin pour la gestion des dépenses ou Leetchi pour sa cagnotte ont forcé les acteurs traditionnels à regarder de plus près.

Des succès remarquables à l’étranger

Aujourd’hui, l’attrait pour les FinTech n’est plus à démontrer. Ces dernières sont là pour durer et pour longtemps. En effet, les FinTech américaines comme Lending Club, Mint ou Betterment ont déjà pris des parts de marché importantes sur les banques traditionnelles. Lending Club s'est introduite en bourse en décembre 2014 pour près de 5 milliards de dollars. Mint annonce plus de 10 millions d’utilisateurs de son application de gestion des dépenses et Betterment gère plus de 2 milliards de dollars de patrimoine après 24 mois d’existence. Des succès similaires sont à prévoir très bientôt en Europe et en France.

Les FinTech s’institutionnalisent

Ces dernières semaines, plusieurs événements ont mis à l’honneur quelques-unes des meilleures startups de technologies financières.

Les pouvoirs publics ont eux aussi pris la mesure du phénomène et se sont emparés du sujet. L’événement Jeudigital French Tech, organisé par la secrétaire d’Etat au numérique Axelle Lemaire, aux côtés d'Emmanuel Macron et de Michel Sapin, et qui a pour but de présenter les startups du numérique à forte croissance, accueillait à Bercy pour la 5e édition une sélection de FinTech.

Le magazine « Capital » du mois d’Avril fait un focus sur ces champions français des FinTech qui menacent de "ruiner les banquiers". La photo de l’article met en scène ces jeunes entrepreneurs autour d’un coffre-fort et prêts à le faire sauter. L’image est forte mais pas si éloignée de la réalité.

Enfin, le cabinet de conseil en nouvelles technologies et transformation digitale OCTO Technology a organisé une conférence regroupant tous les acteurs du secteur des services financier avec pour thème : "FinTech : Concurrents ou Partenaires". 20 FinTech les plus en vue étaient invitées à faire une démonstration de leur service devant un parterre d'une centaine de banquiers et assureurs au regard à la fois inquiet et admirateur.

Conçues pour durer

Les FinTech améliorent la vie des utilisateurs de leurs services. Elles offrent plus d'autonomie et de contrôle. Les technologies offertes par les FinTech sont meilleures et à la portée du plus grand nombre. En somme, les FinTech, parce qu'elles changent le monde, sont là pour durer.

Message réglementaire: "Attention, tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Les supports en unités de compte et ETF ne sont pas garantis et sont soumis aux fluctuations des marchés financiers à la hausse comme à la baisse. L’entreprise d’assurance ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte, mais pas sur leur valeur."


Nicolas Pierret