Investissement sur les marchés financiers, Gestion de portefeuille personnel, ETF & Technologies, Assurance-vie

Gérer ses émotions à l'aide de la technologie pour plus de performance
par Nicolas Pierret 28/06/2015 Le temps d'un café

La gestion de ses finances personnelles est constituée pour 10% de Mathématiques et 90% de Psychologie. Sachez tirer parti de vos émotions pour renforcer et non ruiner la gestion de vos finances. Des méthodes toutes simples peuvent faire une grande différence.

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La technologie permet de réduire les risques de vendre au pire moment

Certaines personnes peuvent prendre des décisions rationnelles basées soit sur des modèles mathématiques et statistiques, soit sur la base de son ressenti, comme les joueurs de poker pourraient le faire. Ces deux méthodes ne sont pas incompatibles.

Bien que la plupart d'entre nous se laissent, de temps à autre, aller aux dépassements budgétaires sur certains produits coup de cœur, avec l'investissement financier, un comportement irrationnel peut avoir des conséquences désastreuses. L'exemple classique est celui de l'investisseur qui panique lorsque les marchés baissent et vend la totalité de son portefeuille au plus bas du marché ...

Ne pas avoir peur d'admettre que l'on est faillible

La règle principale à respecter dans toutes les conditions de marchés est de garder la maîtrise sur son propre comportement. Une des façons de s’en assurer est de savoir si vous agissez avec émotion, que ce soit par peur, la cupidité, la panique.

Pourtant, l'émotion n’est pas une mauvaise chose en soi. Les recherches de Daniel Crosby, un expert américain de finance comportementale, ont démontré que les investisseurs souhaitent trois choses: la simplicité, la sécurité et la certitude.

Comment atteindre ces objectifs rationnels tout en faisant face à son raisonnement parfois irrationnel. Comment peut-on trouver un équilibre entre la pensée financière irrationnelle et rationnelle ? La recherche en finance comportementale et une dose de sagesse conventionnelle suggèrent de suivre les quatre approches suivantes :

Demandez conseil à vos parents ou vos pairs pour vos investissements (s’ils ont eux-mêmes réussis sur le long terme)

Cette approche non scientifique peut s'avérer judicieuse si vos parents ou vos pairs ont construit leur épargne et bâti leur patrimoine sur une longue période. Vous vous attachez à des bases solides et réfléchies provenant d’une expérience de plusieurs années. Cela évite les erreurs, la panique et l’imprudence.

Cependant, investir comme ses parents a aussi ses limites. En effet, si cela ressemble à une contradiction, la finance comportementale suggère un mariage de l'émotion et de la science. Or, les temps changent et la jeune génération se comporte naturellement de façon différente de leur parent. La rationalité et l’émotion sont donc modifiées entre ces deux générations. Par conséquence, chacun devrait commencer ainsi, mais chercher d'autres sources de conseil plus adaptées à sa psychologie, ses attentes et ses valeurs.

Ne laissez pas l’«exubérance irrationnelle» ou la peur dominer ce que vous faites.

Ne cherchez pas à investir sans peur. Ne cherchez non plus à être un investisseur sans aucune prudence ou même cupide.

L'expression «l'exubérance irrationnelle», inventée par l'ancien président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, est appliquée aux marchés haussiers sur lesquels les investisseurs suivent la tendance comme un troupeau et prennent ainsi beaucoup trop de risques. Bizarrement, les investisseurs ne semble pas avoir appris des bulles financières précédentes et de l’éclatement qui en suivi. Les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel alors acheter bas et vendre haut est la seule règle qui compte sur les marchés financiers, pas besoin de regarder son voisin.

Savoir quand vos approches irrationnelles rencontrent vos extrémités rationnelles.

Bien qu'elle soit la plus grande de toutes les forces émotionnelles, l'amour n’est certainement pas rationnel. Posez-vous cette question: «Est-il rationnel d'économiser plus d'argent si votre conseiller vous rappelle combien vous aimez vos enfants ? Pas vraiment. Une décision économique rationnelle doit faire appel à des choix dépassionnés qui maximisent chaque euro épargné dans toutes les conditions.

Évitez "l'obésité financière."

Vous pourriez appliquer ce principe aussi bien à une personne connaissant les rudiments de la finance, qu’à un ou une accro du shopping qui refuse de s’en préoccuper. En effet, Crosby indique que l’Amérique n’est pas une nation d’obèses parce que les Américains ne sont pas conscients que le sucre est mauvais pour eux mais parce que sachant cela, cette règle n’est pas suffisamment convaincante pour les tenir éloignés du sucre. Et il en va de même avec la prise de décision financière. Ne cherchez pas le gain maximum à tout prix, vous risquez de vous brûler les ailes. Suivre les grandes tendances est l’état naturel qui permet d’éviter les comportements excessifs et impulsifs. Et cela permet de gagner plus sur le long terme !

Message réglementaire: "Attention, tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Les supports en unités de compte et ETF ne sont pas garantis et sont soumis aux fluctuations des marchés financiers à la hausse comme à la baisse. L’entreprise d’assurance ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte, mais pas sur leur valeur."


Nicolas Pierret