Investissement sur les marchés financiers, Gestion de portefeuille personnel, ETF & Technologies, Assurance-vie

Les clusters de calcul des banques dans votre mobile
par Mathieu Hamel 18/08/2016 Marchés & Techno

En tant que professionnel de la finance, on hésite toujours à investir sur les marchés à cause des démarches compliquées à faire auprès de notre "compliance" (le gendarme interne des banques, qui prévient les conflits d'initiés). Pendant des années, notre réponse consistait à investir via des fonds classiques ou structurés. Mais dans le contexte actuel de taux bas, leurs frais sont devenus intolérables. La solution ? Les ETF. Les ETF répondent aux problèmes de "compliance" et de faibles frais. Et avec un peu de de cloud computing et beaucoup de calcul intensif, il est mainetnant possible de calculer le Conditional Drawdown (baisse par rapport à un plus haut atteint) d'un portefeuille personnalisé sur mobile.

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Les marchés financiers: entre performance, psychologie et simulations numériques


Les marchés financiers sont l'outil de création de richesse le plus puissant. Encore faut-il se donner les moyens de gérer les risques car il est de connaissance commune que la psychologie humaine pousse à vendre aux pires moments.

Il est maintenant technologiquement possible de donner accès à l'équivalent de la puissance des clusters de calcul d'une banque d'investissement à partir d'un téléphone mobile (via un peu de cloud computing et beaucoup de calcul intensif). Précisément, il est possible de calculer en temps réel le conditional drawdown à 97,5% (moyenne de la baisse dans les pires scenarios par rapport à un plus haut atteint) en fonction de scenarios macroéconomiques que vous pouvez déterminer vous-même, quelque soit le portefeuille d'ETF que vous êtes en train de construire et d'en obtenir le résultat sur votre mobile.

Pourquoi est-il si important de quantifier le risque de baisse de son portefeuille en fonction des conditions économiques et financières ?

Pour ne pas être paralysé(e) par la peur

Lorsque l'on prend en compte toute l'histoire boursière, les crises de 1929, 1987, 2008 donnent des baisses extrêmes. Si nous n'adaptons notre gestion des risques qu'à des cas de fluctuations extrêmes, alors nous perdons les subtilités des fluctuations régulières du marché.

Cela revient à étudier la mécanique quantique avec des outils de mécaniques classiques, ou encore à préparer une compétition en moins de 73 kg en ne pensant qu'à contrer Teddy Riner.

Faisons une pause pour voir à quoi cela ressemble concrêtement dans Marie Quantier.



Calculer le conditional drawdown revient à réaliser des stress-tests. Le "conditional drawdown" à 97,5% est la baisse moyenne lorsque nous sommes dans les 2,5% pires scenarios de baisse. Pour le calculer, nous réalisons des millions de tests à partir des comportements passés (des simulations de type Monte Carlo à partir de vecteurs historiques) en utilisant les atouts de la programmation du calcul intensif.

On a d'ailleurs eu un petit moment de gloire en faisant le 20h de TF1. Une de leur équipe est venue filmer le supercalculateur que l'on utilise à l'UPMC (merci à l'ICS et à Genci).

Les différents scenarios macroéconomiques

Lorsque vous cliquez sur les icônes de la Météo, MQ calcule la baisse "extrême" moyenne ("conditional drawdown") de votre portefeuille en construction, uniquement en prenant les historiques correspondant à ces états de marchés.

risque ETF
Choix du scenario que l'on souhaite tester sur le portefeuille


Nous avons défini 4 états qui constituent la "météo des marchés" : "panique", "récupération", "euphorie" et "expansion". "Panique", lorsque les actions sont sur-évaluées et l'économie se détériore. "Expansion", lorsque les actions sont sous-évaluées et l'économie s'améliore. Les 2 autres, pour les états transitoires.

C'est ce que j'aurais aimé avoir quand les réunions étaient trop longues entre le trading et le "risk management".

En gros le "risk management" arrivait avec des calculs de pertes en "worst case scenario". Nous répondions que le "worst case scenario" n'était pas significativement probable dans les conditions actuelles. Personne n'étant capable de quantifier le risque de baisse dans les conditions actuelles, au lieu d'avoir une discussion financière, cela se transformait en lutte de pouvoir. Avec les conditional drawdown en fonction des régimes de marché ("Météo"), on s'offre une réflexion basée sur la raison. C'est mieux.


Marc Litzler (actionnaire et client de Marie Quantier, ancien président de la banque d'investissement de la Société Générale puis de la banque d'investissement et de financement du Crédit Agricole) a accepté de répondre à la question: Pourquoi Marie Quantier ?

"Marie Quantier présente la possibilité d'investir dans les conditions les meilleures dont disposent aujourd'hui les meilleurs des traders"

Vidéo tournée lors de l'évènement Teratec dédié au calcul intensif et à la simulation numérique:

Visualisation des backtests

Il est toujours intéressant, en plus des stress-tests, de pouvoir visualiser rapidement le comportement qu'aurait eu le portefeuille dans le passé. Cela ne permet pas de prendre une décision en soi, car ce n'est pas assez exigeant comme critère de risque, mais c'est toujours agréable de pouvoir le faire.

backtest
Visualisation de l'historique du portefeuille en construction ("backtest")


Bouton de simplification

Bien sûr, on peut retrouver un environnement simplifié qui va uniquement vérifier l'adéquation du portefeuille en construction avec votre tolérance au risque.

simple
Possibilité à tout moment de retrouver le pilotage automatique


N'hésitez pas à utiliser les commentaires

Message réglementaire: "Attention, tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Les supports en unités de compte et ETF ne sont pas garantis et sont soumis aux fluctuations des marchés financiers à la hausse comme à la baisse. L’entreprise d’assurance ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte, mais pas sur leur valeur."


Mathieu Hamel