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Pourquoi consulter la météo avant d'investir ?
par Johanna Meillon 14/04/2017 Le temps d'un café

Il nous paraît impensable de nous habiller le matin sans jeter un œil par la fenêtre et voir le temps qu’il fait ou consulter la météo sur notre smartphone. C’est la même logique lorsque l’on investit sur les marchés financiers. Nous devons comprendre la situation économique et financière avant d’investir. C'est ce que nous appelons la météo des marchés.

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Pourquoi votre portefeuille dépend-il tout d'abord de l'état de l'économie ?

La météo des marchés pour déterminer votre allocation d'actifs

Il est impensable d’investir avant même d’avoir analysé la situation économique et donc d’en déduire une répartition d’actifs, quelque soit votre profil de risque. En effet, lors de la crise en 2008, il n’était pas important que vous soyez un profil « Équilibré » ou « Dynamique » mais il était primordial que vous soyez investi le plus possible en actifs non risqués ou en obligations d'Etat et le moins possible en actions. Cela semble logique, non? Ce n'est cependant pas ce que vous conseille la gestion "profilée" traditionnelle des banques et autres conseillers sur internet. En effet, selon votre profil de risque, vous obtenez une répartition entre action et obligation qui ne change pas. Par exemple, un profil dynamique aurait 70% d'action 30% d'obligation, quelles que soient les conditions sur les marchés financiers. Résultat des courses en 2008, vous perdez une bonne partie de vos investissements à cause de la chute des actions, et en plus, vous ne bénéficiez même pas de la hausse des obligations de 40% entre janvier 2008 et janvier 2009. Incroyable, non?

Avant tout investissement, il est donc crucial d’analyser l’état de l’économie et d’opter pour une stratégie d’allocation d’actifs adéquate. Marie Quantier analyse les indicateurs économiques et financiers au quotidien et propose en fonction du résultat de cette analyse, une allocation optimale du portefeuille.

Les 4 états de l’économie

Lorsque l'économie se porte bien, les flux se dirigent vers les actions. Lorsque la situation économique et financière se détériore, les flux se dirigent vers les obligations. Dans la météo Marie Quantier, cela se traduit par la météo "Expansion" (Actions), la météo "Panique" (Obligations d'États) et les météos transitoires "Euphorie" et "Récupération" (Obligations d'entreprises).

Chaque état de marché traduit une valorisation des actions et la santé mondiale économique.


L’état de marché EXPANSION :

L’état « Expansion » signifie que les actions sont sous valorisées et les indicateurs économiques (PIB, taux de chômage, etc…) sont au beau fixe. En effet, les résultats des entreprises sont plutôt bons, la croissance de l'économie est positive et la valeur des actions ne reflète pas exactement la valeur fondamentale des entreprises. Nous anticipons dans cet état de marché une augmentation de la valeur des actions. L’allocation qui correspond à l’état de marché Expansion est 70% actions, 20% d’obligations d’état et 10% d’obligation d’entreprises solides. L’allocation optimale est donc :


L’état de marché EUPHORIE :

L’état « Euphorie » signifie que les actions sont survalorisées et les indicateurs économiques (PIB, taux de chômage, etc…) sont au beau fixe, donc que l’état de l’économie mondiale s’améliore. Les actions ont fortement augmenté et leur valeur de marché est déconnectée de leur valeur intrinsèque, et ce malgré les bonnes conditions économiques. Comme les arbres ne montent jamais jusqu'au ciel, nous nous attendons à un réajustement de leur valeur qui peut être violente. L’allocation qui correspond à l’état de marché Euphorie est 50% d’obligation d’entreprises solides, 40% d’obligations d’état et 10% actions.


L’état de marché PANIQUE :

L’état « Panique », comme son nom l’indique, signifie que les actions sont survalorisées et les indicateurs économiques (PIB, taux de chômage, etc…) se détériorent. Cela se traduit en réalité par un ralentissement de l'activité économique. La valorisation des actions, à ce moment élevée, ne peut plus s'appuyer sur un relais de croissance économique des entreprises. Sans soutien de l'économie réelle, nous assistons ainsi à une correction sur le marché actions, c'est à dire à une baisse du prix des actions, pour atteindre un niveau qui reflète la réalité économique des entreprises. Il n y a donc aucun intérêt à se positionner sur les marchés actions avant cette correction. Il vaut mieux privilégier les obligations d'Etats et les obligations d'entreprises solides. L’allocation qui correspond cet état de marché est donc une allocation prudente : est 50% d’obligation d’Etats, 40% d’obligations d’entreprise solides et 10% d’obligations court terme. Il n’y a pas d’allocation en action.


L’état de marché RECUPERATION :

Et enfin, l’état de marché de « Récupération » : les actions sont sous valorisées mais les indicateurs ne sont pas encore revenus au beau fixe. L'économie reste donc fragile. Cependant, comme la valorisation des actions est faible, il est intéressant de se repositionner sur les marchés actions, mais avec une certaine prudence, en attendant l’amélioration des conditions économiques. L’allocation optimale de cet état de marché est 50% d’obligations d’entreprises solides, 30% d’actions et 20% d’obligations d’Etats.


Un de mes collègues me cite souvent ce proverbe danois : « il n'y a pas de mauvais temps, que de mauvais vêtements ». Il en va de même lorsque l'on investit sur les marchés financiers. Répartir ses investissements en fonction des conditions économiques et financières permet de contrôler sa prise de risque et de gérer sereinement ses investissements sur les marchés.

Message réglementaire: "Attention, tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Les supports en unités de compte et ETF ne sont pas garantis et sont soumis aux fluctuations des marchés financiers à la hausse comme à la baisse. L’entreprise d’assurance ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte, mais pas sur leur valeur."


Johanna Meillon